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Pollen d’Esprit

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C’est au bord d’un cours d’eau que je vous partage le Pollen d’Esprit.

N’avez-vous pas vous aussi été pris dans le tourbillon de la danse des papillons ? Je vous parle d’une colonne de feu invisible au regard profane. D’un tourbillon dans lequel un jour votre pas dépose la plante, sur lequel tout votre corps se relève, immobile, les bras s’ouvrant. J’ai marché un jour dans ce tourbillon, mes pensées se sont allégées, mon coeur s’est ouvert d’un sourire, mes yeux ont chantés l’hymne à la joie.

Dans le temple de la nature, il y a des bonnes fées, vous les avez déjà aperçues, nous avons toutes et tous ressenti(e)s leurs étincelles. J’avais traversé ce jour là le nid d’une rivière sur une île près du pôle sud. M’amusant à sauter comme enfant de rochers en rochers pour traverser, la terre molle a appelé mon élan. Alors que je franchis ce pont naturel qui traverse la fôret sauvage d’avec la foret des hommes, un papillon semble avoir voulu danser. Puis, contemplant sa joie tournoyer, c’est une ribambelle de pétillements bleutés ailés qui nous ont rejoints dans la danse. Qu’avons-nous de si particuliers, nous géants humains, pour que la nature se joigne quand nous en acceptons sa grâce ?

Il semblerait que nous soyons dotés de sensibilité intellectuelle. Notre esprit peut communier quand c’est le souffle de l’âme qui parle en silence. Je crois que nous aussi nous ayons des antennes sensibles et je crois que la seule mélodie de la nature suffit à les faire s’ouvrir. Nous n’avons ni dents acérées, ni griffes ou éléments physiques pouvant conclure que nous soyons des prédateurs. Nous, ce que nous avons, c’est une parole pour admirer la nature et l’aimer.

Assis les pieds nus sur cette berge, je me sens l’âme humaine, compteur de beauté. Dans l’espace de l’horizon, des étoiles sont illuminées, des papillons, des coccinelles, des libéllules et peut-être même des abeilles. Il y avait, il y a quelques lignes, un papillon blanc qui s’amusait autour de mon sac violet. Je crois que nous soyons effectivement des chasseurs. Nous sommes les chasseurs de l’émerveillement. Le coeur s’allie à l’intelligence, le corps s’allie à la parole, le regard lui est embrasement.

Dès l’instant que l’on s’arrête, nous ralentissons le cours des pensées, mais le fleuve lui continue de s’écouler, en s’arrêtant suffisamment et c’est le fleuve de la lumière solaire que nous voyons se dérouler. L’eau tournoie sous le soleil, sa lumière remonte et descend, par ici et par là, quelques feuilles asséchées viennent couler doucement.

Je crois aussi que les bonnes fées nout ont prêtés leurs pouvoirs, car quand une étincelle ailée apparaît, une pensée apparaît aussi, quand je suis le mouvement de ces étoiles, c’est toute ma vision qui fait bouger les pensées. Alors, je décide de mieux regarder sans voir.

Le chants d’enfants viennent de débuter ce silence. Aucune gêne, puisqu’il y a un esprit dans tout. Mais s’il est un esprit dans tout, alors le tout est un esprit. Et puisqu’une seule de ces étincelles a le pouvoir de soulever ma pensée, alors l’étincelle de mes pensées est un éclat de lumière du tout.

Quand je retrouve le tout, tout s’irradie de belles humeurs. Nous serions alors une fleur de pollen, comme une plante tend vers un ciel et cette eau qui coule est le souffle qui nous déshabille.

Si toi aussi tu es une fleur de pollen, laisse-nous souffler sur tes habits, c’est une bonne fée qui me le dit.

MDS

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