Le corps de l’esprit

Où l’esprit se pose, la conscience se déploie comme un livre.

S’il nous est doté en tant qu’âme d’user de ce corps alors son esprit en demeure un rayonnement. Là où se pose l’esprit, seul ne prédomine que l’ouverture. Ce cœur qui palpite est un envol de sa qualité. Où je dépose mon esprit, demeure seul ses fruits. Sans en imaginer toute sa plénitude, l’art sacré se terre comme un diamant qui ne peut être ni fondu, ni refondu. Quand alors même l’explosion de la terre arriverait, seule sa lumière en serait libérée de la boue la recouvrant. On ne sait mieux semer que par les oeuvres du cœur, son cours prends conduite dans les vivants et c’est ainsi mort pour être rendu que son éternelle qualité n’en demeure pas moindre. Et pour autant que le verbe en vient révéler sa torpeur, c’est bien naissant que jailli son fleuve de vie. Loin des beaux discours mielleux, sa vie rend grâce à son temps, sans en amenuiser la culture qui l’a vu naître. Robe du temps, voile de félicité, j’apprends à me dénuder sous le regard attentionné d’une femme mûre qui m’a vu exister. Quand un homme s’est rendu mûr, alors commence le vrai parfum de l’éternité. Ni gorgé d’orgueil ni impudique, le cœur d’un homme ne peut croître que dans les mains d’une femme, comme une femme ne peut croître par ailleurs autrement que dans les bras d’un homme. Dans ce corps de l’esprit baigne le mystère de l’Union avec la vie. D’une extase en délices, naît la profusion inassouvie. La racine de l’amour prend terreau dans l’extase de vivre. On ne peut amenuiser la vie quand on a appris à s’en rendre réceptacle. Et un esprit ne peut s’amenuiser que s’il ne prend pas prudence à ses sentiments. On a épanché la soif de vivre aux sources poétiques car nous avons reconnus fidèle la parole vivante dans la nature. Il est d’une philosophie que son caractère cinglant dans une vie. Art poétique d’où germe en silence les sagesses primordiales. Sorti de sa catarcie, l’oiseau s’enveloppe pour y faire son nid. Un esprit se féconde dans les couloirs du temps passé et c’est en étoile qu’est subjugué son fronton. Pouvant se déplacer sans aucunes restrictions, l’esprit est un envol d’oiseaux qui virevoltent en groupe. On peut alors en dessiner les contours et rendre sacré son espace par l’intime conviction que nul ne peut en échapper. Chaques syllabes qui se consomment sont les expressions d’une même vie, qui à défauts d’en être parole se veut d’abord silences conduits. L’esprit se mure et se pavane, mais au fond s’en détourne, il ne peut fuir sa vie sans en perdre son territoire. Alors, il est simple de le reconnaître et d’en vivre sa pleine envolée sans n’oublier que l’on s’égare si le flux n’est pas attendri. Voir combien est vaste l’inspiration silencieuse puis tendre ses bras à la merci de ce qu’il le veut. Nous ne pouvons maintenir le faisceau longtemps sans être appellés à sa suite, mais pour celles et ceux qui le souhaitent il n’y a pas de limites au corps de l’esprit. Alors, harnaché comme deux chevaux, le spectateur s’est vu prudent, il a pris les reines de sa vie pour se conduire enfant. On n’ouvre le chemin que par une curiosité à apprendre et pour cela forcé de comprendre qu’une lumière luit même dans la nuit. Bien qu’il soit courant de croire que nous sommes arrachés de la terre, il n’y a de blessures que dans les silences des temps à venir. D’où se peut-il bien éclore et pourtant, aucune tempête n’en amenuise sa persistance, sa robe tournoie au vent comme une ronde d’étoiles dont la nuit en montre son cri. Écrits et épris de la passion d’inspiration, c’est une folie passagère, comme un troupeau d’agneaux qui débarque les vagues d’un Mont brillant.

Publié par Maxime Dos Santos

Médium Magnétiseur Géobiologue Numérologue Astrologue Auteur Conférencier

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