Savoir vivre

Que le mystère de vivre est sublime. Nous mettant face à l’immensité de l’existence, nous appelant à discerner que la mort peut nous foudroyer sans s’y attendre, avec la connaissance même de l’importance du vécu, de chaque journée à cueillir comme l’on ramasse un fruit au sol et que l’on goutte l’extase du vivant.

Nous faisons des préparatifs à notre disparition pour nos familles, nous tentons de léguer quelques semences de sagesse à autrui, en titre posthume nous tentons de laissé une empreinte bienfaisante.

On s’attends à mourir mais l’on se doute que nous n’y sommes pas préparés. On se pense même devoir courir après le temps, certains ont l’ombre de la peur clouée à leurs chevilles et courent trainer le bruit de l’ignorance du monde d’après. Il n’y a qu’une vie entend-on. Suggérant qu’il est faux de perdre son temps en pensant qu’une vie après la mort existe. Donnant crédits à des comportements toujours plus égoïstes, à des actions dominées par l’orgueil, la jouissance pure, la prise de pouvoir ou la violence.

Il n’y a en réalité que l’évidence de ce principe. Celles et ceux qui se croient au-dessus de leurs vies et il y a ceux qui savent qu’elle est un cadeau offert par Dieu. Quand on se croit séparé tout nous laisse à penser que notre vie doit être celle des vices. Quand on se sait unifié, tout nous laisse à penser qu’il est judicieux de nourrir les vertus car elles perdureront en mémoire du principe même de la vie. Prendre la vie comme sacrée, que l’on soit athée ou croyant, ne peut que permettre l’unité de creuser son sillon. Que l’on croit que la vie est ce que l’on observe de mal c’est oublier notre nature même d’enfant non souillé.

Il y a l’orgueil de se croire devoir rectifier l’existence et il y a l’humilité de reconnaître que l’on s’est bridé de laissé la gloire de la vie encore nous faire naître chaque jour. Jusqu’à la mort, la nature profonde en l’individu fait éclore son mystère. Quand bien même nous serions malades, en proies à des souffrances, à des épreuves, à des peines ou à des difficultés, le principe qui permet d’exister est là du début jusqu’à la fin.

Beaucoup pensent à torts se devoir vite corriger les écarts de cette nature de vie quand se manifeste ce que l’on interprète comme des troubles, des contrariétés, des éléments qui font dissonner ce que l’on croit devoir être. Tout doit être dans la prise de pouvoirs, la mise en conduite, la force de persuasion, de gré ou de force. On en oublie alors que nous ne sommes que si peu. Mais ce si peu est tellement vaste, tellement fort et puissant. Plus dynamique que le beaucoup.

Ce si peu est une semence pure. Aussi féconde qu’une graine qui donnera un arbre majestueux et nourricier.

On oublie que vivre c’est prendre le temps plutôt que de courir car vivre en courant c’est ne plus voir chaque détails du paysage. On peut atteindre tous les sommets, battre tous nos adversaires, gagner tous les trophées, si l’on n’a pas su apprécier le chemin, notre victoire est si insignifiante.

Mieux vaut alors perdre à plusieurs que vaincre seul car la solitude du vainqueur est bien là au terme de ce voyage. Durant l’existence, l’évidence même que tous seront face à l’espoir du monde d’après le jour de leur mort. Plutôt que de culpabilité, j’appelle à la raison de vivre. Celle qui en sérénité vous donne la force de vivre avec intensité en respectant chaque détails comme une graine que vous aurez insufflées d’amour. Prenez le temps de vivre avec urgence !

Goûtez la vie comme un éveil, comme une naissance perpétuelle et non comme une mort qui vous attend. Ne soyez pas les morts-vivants qui s’agglutinent autour du moindre humain rêveur. Ne soyez pas ces morts de vie qui n’ont d’autres choix que de se nourrir de la vie des autres. Goûtez votre propre existence comme pour nourrir la vie même en vous. Offrez-vous à la vie. Pour que la mort qui vous regarde éloigne sa peur. Tournez vous vers le soleil et l’ombre sera derrière vous.

On peut se penser devoir se priver de vivre pour vivre ou se penser vivre en agissant pour cela. On peut se croire déjà mort et ne plus mériter de vivre ou se croire vivant au-delà de la mort pour toujours rester cette vie. Sans basculer dans l’illusion d’être immortel où l’on se croirait au-dessus du mortel mais se découvrir vie vivifiante qui n’a aucune limite, pas même la mort.

L’appel à savoir vivre est l’appel du savoir de vivre. Savoir vivre comme le vivant qui émerge, qui n’a pas peur de donner vie où de reprendre la vie. Qui n’a pas peur d’être repris car il a vécu cette inclination de ne pas éloigner qui que ce soit à cela.

Nous découvrir vivant c’est avoir déjà accepté de mourir. C’est aussi accepter que vivre mérite de ne pas se laissé éteindre tant que notre passage n’aura pas été éclairé du mystère le plus souvent. Laissé le mystère vivre… laissé la place au mystère d’être vivant, laissé notre espace vital garder sa filiation avant, pendant et après. Tel quel. Sans l’amennuiser, sans le retrancher, sans le priver.

MDS

Publié par Maxime Dos Santos

Médium Magnétiseur Géobiologue Numérologue Astrologue Auteur Conférencier

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