Le futur influence le présent

Lorsque l’on traite du sujet de l’influence du futur sur le présent, nombreux sont celles et ceux qui affirment, avec une certaine retenue, qu’il est malsain que d’oser l’observer. Que cela provienne d’un esprit plus matérialiste ou même parfois d’un esprit qui se pense spiritualiste, la notion d’assise dans le présent est seule vérité à ne pas déroger.

Puisque cette affirmation tend à démontrer que le futur s’appartient à lui-même, que nous n’en avons ni contrôle, ni devoir de s’en préoccuper alors l’appréhension de son mécanisme demeure verrouillé. Pourtant, que l’on soit des artisans contribuant à des œuvres matérielles ou des voyageurs de l’esprit, nous sommes toutes et tous installés dans un process de croissance qui se tisse par l’espace-temps.

La nourriture elle-même prend de l’énergie depuis ce champ afin que nous puissions à notre tour continuer d’évoluer, grandir et bénéficier du phénomène de la conscience d’exister. Nous avons tous la nécessité de la temporalité pour respirer, agir et connaître l’harmonieuse vitalité d’être vivant. Même les individus peu sensibles aux sujets de l’esprit, du corps et de l’âme tendent à user du champ de l’espace-temps pour faire éclore leurs aspirations.

Dans un foyer familial, une société, un art ou même dans les relations, la vertu de la patience active et constructive ouvre une connaissance innée inscrite à l’état latent mais forte de générations. Les pratiques méditatives installent les êtres dans une meilleure souplesse de cette nature intrinsèque et primordiale. Nous le constatons dans nos vies, les expériences du passé continuent d’agir dans nos présents, s’entrechoquent parfois ou font émerger des potentiels non-résolus qui appellent à une bonne hygiène du corps spirituel.

L’esprit somatise, il infuse les fluides éthériques qui s’impactent dans le caractère, le tempérament, les émotions, les associations d’idées, les modes de pensées et en bout de chaîne à travers les décisions choisies au quotidien.

L’être humain est appelé alors de passer du stade de la sensiblerie à la sensibilité plus intuitive. Passer de l’impact qui nous rend esclave au stade de la libre guérison attentive. Ce choix lié à la qualité de conscience d’un individu ne dépend que d’un meilleur rapprochement entre la capacité à sentir et à rendre intelligible par tous les moyens mis à notre disposition de la nature.

S’assouplir de corps, d’esprit et d’âme

L’attachement au passé crée des tensions sur lesquelles les aspects de notre vie vont venir vibrer et rebondir. Cependant, la nature possède une intelligence supérieure car tout est destiné à ne pas rester figé dès l’instant que l’on s’aligne à une souplesse intime.

L’espace-temps est très souple, aéré, fidèle à sa trame tout en acceptant de se métamorphoser et ainsi de modifier notre appréciation. Juste voir que le temps est long et court sont des appréciations liées au vivant démontre sans efforts son tissu fondamental. Je modifie ma posture en restant proche de moi-même, des vertus qui m’habitent et je transforme à chaque instant l’expérience que je vis. C’est bien dans l’instant que je dois m’amarrer pour clarifier cette naturelle qualité de présence.

Quand l’angoisse me parcours je ne suis plus ici. Ni l’anxiété du futur, ni l’angoisse du passé ne peut s’émanciper par cette dissolution dans la qualité vivante du présent. Je développe ainsi des libérations sur les expériences passées, je change ma qualité de vivre dans le présent et le valorise. Puisque cela fonctionne pour ce qui se trouve à l’amont de ce que je suis, il est évident que cela soit de même nature en aval. Anxieux du futur ou disponible sont les maîtres mots qui peuvent me conjuguer à guérir. Stopper son action ou la dynamiser. Or dans un dynamisme sain lié à valoriser mon présent je m’octroie le droit d’imaginer, de penser positivement, d’espérer et même de croire en un dénouement heureux. Je ne me ferme pas sur mes blessures passées, je ne cherche pas à les fuir ou m’en couper, je reste disposé à accueillir du mieux possible ce qui me transcende.

Une des clefs est celle de la confiance en ce que je suis, ce que j’ai pensé ou cru être ou en ce que je veux devenir.

Tout est ouvert à qui y prête un regard attentionné. Malgré les difficultés présentes, les peurs et les doutes, les déceptions qui annihilent ma volonté, sommeille une lumière qui ne peut être éteinte, celle de la vie en moi. La substance même de la vie qui ne se limite pas à ma seule existence, qui ne peut être retranchée, détruite ou dénaturée. Il nous appartient alors de relier ce que l’on est avec ce que l’on croit ne pas être. Émerge alors son mystère qui vient nous effleurer dans nos retranchements les plus profonds, l’attachement à mes carcans intérieurs.

Une disposition particulière vient alors régénérer l’individu que je me suis formé comme idée et s’infiltre alors en moi-même une intensité déconcertante qui vient me redresser dans mes patterns créatifs. Je suis disponible à accueillir avec intensité ce mystère. Ni rempli, ni vide, la forme s’affranchit dans l’interstice de ma vie. Une force incommensurable surgit comme un vent frais sur lequel l’esprit que je suis retrouvé le sens sacré de voler sur les courants qui viennent me chercher, me caresser et permettre à ce que mon envol gagne en lâcher-prise. Alors dans ce relâchement émerge la vision supérieure bien attentive, ancrée et libre de toutes présomptions ou d’interprétations erronées.

On s’affranchit des contingences sans n’omettre une part ni même en octroyer une plus importante à l’une qu’à l’autre.

Le passé et le futur sont les ailes de l’esprit

Au centre de l’être se dévoile la gratitude d’être en vie, sa source aimante jaillit depuis le cœur de l’âme. En tant que telle, puisque cela nous appartient intimement, le futur peut devenir un appui autant que le passé sans que cela soit une restriction, une charge ou une limite dès l’instant que l’on s’avise à rester fidèle au centre perpétuel. Depuis ce centre et aligné je comprends que tout concours à mon bien-être, mon bonheur et mon déploiement. Libre à moi de se laissé recevoir en ce flux.

L’intuition prend alors sa juste place et se révèle être bien stable avec la nature. Je peux explorer intuitivement le présent, rendre plus disponible ses vertus dans mon champ d’expérience et ainsi véhiculer sa sagesse sans se penser séparé ou extérieur de sa cause. C’est toute la nuance qui existe entre un médium qui est proche de ses ressentis d’un esprit éloigné de sa source mystérieuse.

L’intermédiation de sa présence rend disponible notre espace intime et le rend aveuglant de vérité. Le médium, dans sa posture, permet à ce que nous soyons plus proches de nous-même. Il se rend transparent comme un cristal, laisse circuler sans forcer et ne s’octroie pas le fruit de ses œuvres comme séparées. Il distingue ce qui provient du cœur, des ailes ou du flux, se ré-ajustant lui-même il contribue à la bonne santé des flux qui infléchissent sa volonté. Alors s’ouvre en lui des messages provenant de la même et unique source de vie.

Le futur s’ouvre dans le présent car rien n’est séparé. Les ailes existent car le vent les lui permettent, le vent ne peut exister sans le concours d’autres inflexions, aussi le futur est une sagesse primordiale à l’épanouissement des âmes. Il nous infuse déjà de l’unité harmonieuse, ne nous fait pas sortir en-dehors du champ de conscience mais le rend mieux opératif. Le futur est une abstraction extérieure à qui ne sait pas encore s’y déployer avec authenticité, respect et confiance à l’intérieur de soi mais il nous impose pourtant déjà sa vitalité. Il maintient un champ de cohérence dans le quotidien pour nous rendre apte à agir, servir et nous placer face à notre jardin intime.

Un entretien attentif du présent ouvre ses bourgeons à qui sait y voir des potentiels et non juste des restrictions liées à une mauvaise interprétation de soi. Le fait de regarder ici dans ce maintenant par un discernement affûté de l’intellectualisation enrichit la joie de vivre à mesure de pas attentifs, reliés aux cycle de notre nature profonde.

Cela appelle évidemment à y être prudent(e)s, à développer la juste observation que l’expérience viendra petit à petit dénouer pour ne seule garder que sa substance, l’intérêt évident d’ouvrir notre regard sur l’avenir avec bienveillance, optimisme et créativité.

Publié par Maxime Dos Santos

Médium Magnétiseur Géobiologue Numérologue Astrologue Auteur Conférencier

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