Le chantage affectif

Nous vivons actuellement par convenance économique où les biens et les services sont revalorisés par un système numéraire et mathématique. L’argent qui est utilisé use de la science secrète de la nature. Mathématique et géométrie vont de pairs. Ainsi, il existe une famille, deux parents, un foyer, une commune ou encore plusieurs nuances qui font que ce qui est quantifiable valorise l’assise dans ce que chacun est de droit de considérer comme son existence. Pourtant, par essence, emerger dans l’incarnation est pure gratuité. Bien que l’on monétise le vivant, la vie même n’a surtout de valeurs que dans l’observation de ce que l’on considère comme richesse. Le sourire d’un enfant, un jardin de fleurs sauvages ou encore le ciel qui nous extasie est par essence inqualifiable. Pour la science, tout est mathématique, pour un poète tout est beauté et pour un croyant tout laisse discerner la face du sacré.

La richesse même des points de vue est inqualifiable, on ne peut le mesurer que par l’étendue de notre propre ignorance considérée. Bien que l’on puisse tenter de ne pas l’observer, le chant de ce mystère est omniprésent. Beaucoup de mystères, d’inconnus ou même de secrets. Mais si nous sommes aptes à le reconnaître alors nous nous rapprochons davantage de celui-ci. Se laissé submerger du mystère du vivant c’est déjà quelque part s’incliner et frapper à sa porte, ou en tout cas mieux le laissé s’eclore en nous-même. On peut ainsi discerner deux postures, s’y ouvrir ou s’y fermer.

Nous l’avons constatés à maintes reprises dans nos vies, nous avions parfois cru détenir une vérité pour qu’ensuite celle-ci soit déshabillée afin d’y voir notre posture maladroite. La modestie nous invite alors à mieux veiller à ce dévoilement.

Dès lors qu’il y a un enjeu, une récompense, un objet d’acquisition alors tout ce qui nous rapproche est valable qu’importe que l’on se trompe ou non. Nous pourrions envisager alors que même si la modestie devient un obstacle il sera même bénéfique de s’en astreindrepour compter parmi les victorieux. Si voler le bien d’un autre me permet d’acquérir ce qui n’a pas de prix comme la paix, ou lui dérober sa joie de vivre que l’on sait pouvoir accomplir pour obtenir la paix des biens du corps ou ceux de l’âme alors qu’importe, il est préférable dans cette mesure d’abord de penser à soi. Cela est identifié dans le langage comme l’orgueil et la cupidité. Il vaut mieux penser qu’à soi que d’envisager intégrer les autres d’abord sans s’oublier.

Guérir de ce mal est possible à n’importe quel âge, qu’importe les blessures liées à cela, qu’importe les jugements d’autrui qui vont vous faire croire le contraire en appuyant sur cette plaie. Nous l’entendons d’ailleurs, « tu es une plaie », pour dire que « tu ne t’en sortiras pas, on sait où te faire mal ».

Un individu qui a su voir en lui-même l’espoir de cette possibilité va bien évidemment nuire à cette forme de penser. Toutes les epreuves se transforment alors non plus à l’extérieur d’abord mais bien en nous-même. Une lucarne s’ouvre, bien qu’elle soit d’abord étroite, l’indicible lueur, elle, ne peut plus se refermer et petit à petit vient coaguler l’appel à guérir cette absence jusque là douloureuse.

On peut guérir.

On peut se réapproprier notre guérison, mais pour cela empêcher d’autres à élargir la blessure est un égoïsme sain. Lorsque l’on souhaite guérir, on ne peut espérer des autres de faire le travail de guérison à la place de la guérison. On peut s’entourer de personnes saines ou malsaines mais c’est bien un choix d’abord personnel et intime, suis-je prêt à pèleriner sur ce chemin ?

C’est l’invitation aujourd’hui que je lance en écoute attentive, du mieux qu’il m’est possible, à tous.

J’ai moi-même vécu ces souffrances, en acceptant par une illusoire loyauté, de croire que les autres allaient me soigner à ma place.

J’y ai cru car j’ai cru que celui qui me blessait allait comprendre qu’il me faisait souffrir. Plus j’ai laissé cette croyance vivre, plus je me suis laissé happer par son emprise jusqu’à une certaine rupture, celle du cri de la souffrance. Je me suis alors aperçu que le cri était marqué de sa propre souffrance car lorsque l’on ne souhaite pas se soigner, nous manquons de lucidité et l’instinct nous fait à notre tour attaquer dans un ultime désespoir. Nous ne brisons ainsi pas le cercle vicieux mais en devenons à notre tour des blessants. C’est pour cela qu’apprendre à mieux recevoir les souffrances d’autrui va petit à petit guérir « notre » souffrance. Nous allons ainsi jusqu’à désirer ardemment ne plus occulter de voir les souffrances mais faisons du mieux pour apprendre, comme apprendre à se nourrir, à soigner et ce qu’implique guérir bien que notre corps va se dégrader.

Une des vraies questions fondamentales émerge, de quelle nature est la substance de la guérison ? Quand nous nous ouvrons aux potentiels de guérison, nous nous rendons mieux compte du carcan illusoire sur nos propres connaissances. Par exemple, j’ai appris que soigner un mal de tête ne pouvait passer que par l’absorption d’une substance chimique fabriquée en laboratoire, prescrite par un homme diplômé qui a vécu lui aussi des souffrances, des doutes, des joies, des échecs et des réussites. Mais surtout, nous sommes butés à son propre système de croyances.

J’ouvre l’interstice de la lucarne de l’espoir de guérir. Pour un mal de tête, boire de l’eau plus pure va permettre le soulagement de ce mal qui émerge. Frotter une lapis lazulli sur la zone douloureuse aussi ou encore se détacher du bruit environnant va faciliter l’assise dans une bonne santé. Détendre ses pensées, se rapprocher de la nature verdoyante, prendre du temps à la relaxation sont des outils puissants pour faciliter l’autoguérison naturelle inscrite en amont des souffrances. Puisque cela fait du bien il est illogique de vouloir tomber malade mais nous ne pouvons contrôler le fait de l’être, nous le serons tôt ou tard. Nous ne pouvons pas non plus contrôler la guérison, elle n’appartient pas au seul bon vouloir d’un homme ou d’une femme, elle appartient à la vie. Elle appartient à la substance même qui fait que l’on est vivant, que l’on émerge dans le processus d’éclosion, de la naissance et qui pourtant nous fera aussi déposer le corps matériel, elle n’appartient pas non plus au corps spirituel, bien qu’il soit possible par celui-ci de vous le présenter. La maxime « les maux du corps sont les maux de l’âme » prend alors son sens. L’âme souffre. Il y a alors quelque chose qui englobe le corps, l’esprit et l’âme, qui a le pouvoir de terrasser, de nuire ou de les guérir. Je ne fais qu’être logique. Dans l’absurdité même de cette compréhension et de cette lueur toujours là. Il y a alors un non-sens total qui pousse à la réflexion, pourquoi alors l’âme, l’esprit et le corps ont choisis de vivre cette expérience ? La lueur vient nous répondre avant même de nous y interroger, autre chose de plus vaste existe et qui est dérobé à ces trois regards.

Mieux connaître le corps peut etre utile pour revenir à l’esprit puis pour mieux s’installer dans l’âme et ainsi désirer ardemment la guérison totale et irrémédiable. Cela peut paraître fou, absurde, incompréhensible par les sens, inutile et voué à l’échec, me renvoyer à cette voix intime à laquelle abandonner serait plus sage.

C’est exactement ici que se joue le tri entre celles et ceux qui vont à la pacification de ce combat ou à la perpétuation de celui-ci. J’y discerne une grandeur qui soit nous fait partir soit nous fait le traverser. Cela me renvoie au sentiment de peur, qui dans son absurde fait que l’on s’abandonne dans les blessures d’un autre pour les laissé nous disperser. Pourtant nous disions bien en début que mieux s’ouvrir aux souffrances des autres facilite l’éclosion de notre guérison. Il n’y a, de mon connu, qu’un seul enseignement sur la terre bien ferme qui nous y invite. Le message christique est ainsi plus qu’une main tendue mais un cœur ouvert à cela et qui parle à tous qu’importe le langage.

Depuis l’expérience de l’enfance, la semence que nous sommes est vivifiée et entretenue, l’environnement dans lequel nous évoluons, les etres qui jonchent notre expérience, les sons, les couleurs, les formes, les sentiments, les émotions, les pensées, les évènements sont à l’image du liquide amniotique. Il y a une substance endormie et toujours à l’état de veille engluée dans un subtil mélange de mouvements. Mais le mouvement n’appartient pas à l’inanimé vierge et libre donc de toutes souillures. Il y a un germe, qui fait que l’on ai la chance d’expérimenter ce que l’on considère comme notre propre expérience personnelle. Voyez-vous aussi l’universalité même de cette « non expérience » ? Cela rappelle étrangement ce dont il est question en terme de guérison.

Le choix nous revient de nature, poussé par une force mystérieuse vers laquelle il est possible de s’incliner.

Puisque l’amour nous pousse à agir pour reconnaître un manque de lucidité, ce qui est amour nous ouvre, nous déchire, nous fait tomber, nous redresse, nous garde et répand ses rayons partout, en tout et tout autour de nous.

L’harmonieuse vitalité existe, l’équilibre des contraires, le pardon des erreurs passées mais toujours reliée à sa lueur qu’est l’espérance ainsi la foi et ainsi la charité. Être charitable c’est incarner de la compassion, de la bienveillance, de la tendresse et de la douceur. Nous ne pourrions oser dire avec orgueil face à l’amour que nous y sommes supérieurs, qu’autre chose le dépasse, même la haine ou la colère et en bout de chaîne l’orgueil vaniteux et autosuffisant de lui-même. C’est la pierre par laquelle émerge la source de guérison, un cœur de pierre pleinement rendu à son corps, un cœur de chaire.

Être affectueux, dans sa royauté supérieure est essentiel mais contraindre à notre affection est destructeur tant pour le moral, le ressenti et alors l’action. La tyrannie de ce comportement des fuyants cherche tous les moyens de se maintenir en place et lutter contre cela, c’est lutter contre des moulins dont la parole est fixée sur eux-mêmes.

Bien que le moulin existe, le vent lui donne la force de tourner, mais c’est dans son ventre que le vrai mouvement se fait. À la première tempête, le vent vient nous rappeler sa pleine liberté sur ceux-ci. Laisser le moulin c’est devenir vent, prendre de la hauteur et pourquoi pas s’élever vers d’autres perspectives. Le moulin à vent croit pouvoir faire du chantage au vent, au ciel, avec sa base tiraillée. Le vent est plus vaste car il joue main dans la main avec tous les autres éléments. Il porte l’eau qui porte le feu qui purifie la terre. Il circule dans la terre, parfois en repos, il se détends dans l’espace et nourris chaque etre d’une planète.

Sa lumière cachée est là, invisible et serreine, qu’importe ses tempêtes, d’eaux, de feux, d’airs ou de terres.

Publié par Maxime Dos Santos

Médium Magnétiseur Géobiologue Numérologue Astrologue Auteur Conférencier

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